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Produire des biocarburants de première génération

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Impacts

Mis à jour le 13/01/2016

En matière de biocarburants, les qualités techniques et environnementales sont essentielles. Outre la caractérisation technique des produits, leurs impacts font l’objet de nombreuses évaluations, notamment par la méthode de l’analyse du cycle de vie.

Qualités techniques

Ajoutés à l’essence, le bioéthanol et l'éthyl tertio butyl ether (ÉTBE) apportent de l'oxygène, ce qui permet une combustion plus complète du carburant.
L’utilisation de biodiesel contribue à la réduction des émissions atmosphériques (fumées, particules, monoxyde de carbone, composés aromatiques, hydrocarbures imbrûlés, etc.) et de la teneur en soufre dans le diesel.

Bilan énergétique

Les biodiesels et les bioéthanols incorporés directement permettent de réduire fortement la consommation d’énergie non renouvelable par rapport aux carburants fossiles sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Voici quelques ordres de grandeur tirés de l’étude ACV des biocarburants consommés en France (publiée en 2010 par l’ADEME) :

  • entre 65 et 80 % pour les biodiesels issus d’oléagineux (colza, tournesol, soja, palme), autour de 80 % pour les biodiesels issus de déchets (huiles alimentaires usagées, graisses animales) ;
  • entre 50 et 85 % pour les éthanols incorporés directement dans l’essence, entre 30 et 55 % pour les éthanols incorporés sous forme d’ETBE.

Bilan GES

L’étude ACV biocarburants publiée en 2010 par l’ADEME a confirmé l’extrême complexité du processus d'évaluation du bilan énergétique et environnemental, « du puits à la roue », des biocarburants de première génération.
De façon générale, sans tenir compte des effets de changements d’affection des sols, les biocarburants produits en France (biodiesel et bioéthanol) affichent des bilans d’émissions de gaz à effet de serre (GES) plus favorables que ceux des carburants fossiles (gazole et essence).

Quelques ordres de grandeur (sans prise en compte des effets de changement d’affectation des sols) :

  • entre 60 et moins de 80 % de réduction d’émission de GES pour les biodiesels issus d’oléagineux, autour de 90 % pour les biodiesels issus de déchets ;
  • entre 50 et légèrement plus de 70 % pour les éthanols incorporés directement dans l’essence, entre 25 et moins de 50 % pour les éthanols incorporés sous forme d’ÉTBE.

L’étude souligne également l’impact des « changements d'affectations des sols », qui peut être discriminant. Ainsi, lorsque le développement de cultures utilisées pour la production de biocarburants aboutit, directement ou indirectement, à la disparition de prairies, de zones humides ou de forêts primaires, le bilan des émissions de GES des biocarburants peut s’alourdir jusqu’à devenir négatif par rapport aux carburants fossiles.

À la lumière de ces enseignements, l’ADEME a mis en place une plate-forme commune avec l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) dans un objectif d’amélioration de la connaissance sur la thématique biocarburants et changements d’affectation des sols, afin notamment de permettre aux pouvoirs publics de contribuer au débat au niveau européen. Les différentes études menées dans ce cadre depuis fin 2010 sont disponibles ci-dessous. D'autres études sont en cours pour s'intéresser à d'autres sources de changement d'affectation des sols.

À télécharger :

Mots-clés : BIOCARBURANT, TRANSPORT

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