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L’alimentation animale

Mis à jour le 07/03/2018

Certains déchets de l’industrie agroalimentaire trouvent, dans l’alimentation animale, une filière de valorisation. En fonction de leurs caractéristiques, ces productions « induites » peuvent ainsi devenir une véritable matière première.

Alimentation animale

L’essentiel

Sur les 61 millions de tonnes de produits bruts (soit près de 25 millions de matière sèche) générés chaque année, une partie est utilisée par les industriels pour la fabrication d’aliments composés et une autre peut être proposée directement aux éleveurs dans des conditions financières avantageuses : on appelle « coproduits » ces produits valorisables en alimentation animale.

Qu’est-ce qu’un coproduit ?

L’usage du terme « coproduit », qui comme le terme « sous-produit » n’est pas défini dans la réglementation française, relève d’un consensus parmi les professionnels : dès lors qu’il est valorisé, un produit est couramment appelé coproduit. Si sous-produits et coproduits sont tous deux inévitables dans un processus de fabrication, le premier a des qualités nutritionnelles variables alors que le second répond à des spécifications définies et peut, dans certaines filières, être considéré comme un produit à part entière, avec son propre marché et sa propre cotation.

Les matières organiques utilisées

Les coproduits utilisés pour l’alimentation des animaux d’élevage sont très variés. Issus de l’agriculture ou des industries agro-alimentaires, ils diffèrent par leur aspect, leur composition chimique ou encore leur valeur nutritive. Nombre d’entre eux présentant une forte teneur en eau, on privilégie une valorisation à un niveau local.
On distingue deux catégories :

  • les coproduits des industries agro-alimentaires, comme les pulpes de betterave, le lactosérum, les déchets de brasserie, les tourteaux végétaux, les déchets de légumes ou de fruits ;
  • les issues de culture, telles que les pailles de céréales ou les légumineuses, les spathes de maïs, les retraits ou les écarts de tri de fruits et de légumes.

Une exigence de sécurité et de qualité

Le procédé technologique dont est issu le coproduit ne doit présenter aucun danger pour le consommateur et l’animal.

Du point de vue sanitaire

Le Comité national des coproduits considère que l’utilisation des coproduits en alimentation animale ne peut se développer que dans le cadre d’une filière de production sécurisée. La production et la valorisation des coproduits par les industriels doivent donc être absolument transparentes, et tout coproduit doit pouvoir être qualifié de « sain et sûr ».

Du point de vue nutritionnel

Le coproduit doit présenter des qualités et des atouts nutritionnels susceptibles de concurrencer ceux des fourrages et des concentrés classiquement utilisés en rationnement.

Les animaux concernés

Les coproduits sont principalement destinés aux bovins, mais les équins, les porcins et les ovins peuvent également en consommer.

La mission du Comité national des coproduits

Créé en 1982 et animé par l’Institut de l’élevage, le Comité national des coproduits est un réseau d’experts d’horizons variés travaillant en étroite collaboration avec les industriels. Il a pour mission la collecte d’informations pertinentes et l’approfondissement des connaissances en matière de coproduits.

► La fiche technique détaillée apporte des précisions sur les procédés, le cadre réglementaire, les impacts ou encore les coûts liés à l'alimentation animale.