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L’essentiel de l’incinération

Mis à jour le 14/04/2017

La valorisation énergétique des déchets est un levier important de la transition énergétique impliquant la mobilisation de toutes les sources d’énergie alternatives. Elle s’effectue majoritairement au sein des incinérateurs d’ordures ménagères.

L’incinération est un procédé de traitement thermique des déchets avec excès d’air. Ce procédé consiste à brûler les ordures ménagères et les déchets industriels banals dans des fours adaptés à leurs caractéristiques (composition, taux d’humidité). La France disposait en 2012 d’un parc de 127 installations cumulant une capacité d’incinération de 15,4 millions de tonnes par an (capacités autorisées).

L’incinération avec valorisation énergétique

Elle consiste à récupérer la chaleur dégagée par la combustion des éléments combustibles contenus dans les déchets. Cette chaleur, récupérée initialement sous forme de vapeur sous pression, va ensuite être :

  • soit utilisée pour alimenter un réseau de chaleur urbain ou des industriels avoisinants ;
  • soit introduite dans un turboalternateur produisant de l’électricité.

L’énergie produite en 2012 était estimée à environ 1,2 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) dont 3,6 GWh d’électricité et 7,6 GWh de chaleur. Plus de 98 % des tonnages de déchets entrant en incinération font l’objet d’une valorisation énergétique, à des niveaux variables cependant.
L’incinération avec une valorisation énergétique performante est un outil de gestion des déchets permettant de valoriser le potentiel énergétique présent dans les déchets, et donc de limiter d’autant le recours à d’autres ressources d’origine fossiles et importées, dans le respect de la hiérarchie des modes de gestion : prévention, réutilisation, recyclage dont valorisation organique, puis valorisation énergétique. Il constitue une alternative à l’enfouissement en installations de stockage.

Respecter les valeurs limites d'émission

Les risques sanitaires des populations exposées aux retombées atmosphériques des incinérateurs aujourd'hui en fonctionnement sont faibles. Il n'y a pas d'argument solide à ce jour permettant de conclure à un risque accru de cancer, quel qu'en soit le type, pour les résidents à proximité d'un incinérateur.
L'ADEME insiste sur l'enjeu important qu'il y a à respecter les valeurs limites d'émission fixées par la réglementation et la nécessité d'exploiter chaque incinérateur de façon optimale. Une attention particulière doit ainsi être portée au suivi, si possible en continu, du fonctionnement des installations et à la transparence de l'information vis-à-vis des riverains et du public en général.

 

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