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L’Écolabel européen : un écolabel connu et reconnu en France

Mis à jour le 13/07/2017

L’Écolabel européen a été créé en 1992 par la Commission européenne, pour permettre aux consommateurs d’identifier les produits les plus respectueux de l’environnement tout au long de leur cycle de vie.

Qu’est-ce qu’un écolabel ?

Les écolabels ont un double objectif : promouvoir les produits ayant, pendant tout leur cycle de vie, une incidence moindre sur l’environnement par rapport à des produits standard d’usage similaire, mais aussi fournir aux consommateurs un outil facilement reconnaissable pour leurs achats. Il existe de nombreux écolabels, qui peuvent être d’initiative publique ou privée (l’Écolabel européen par exemple, mais aussi l’Ange bleu ou encore l’Écolabel nordique).
>> lire la fiche technique "L'Ecolabel Européen" - Oct 2016 (mise à jour mars 2017)

Les caractéristiques de l’Écolabel européen

L’Écolabel européen est un label écologique officiel européen utilisable dans tous les pays membres de l’Union Européenne. Il permet d’encourager la production et la consommation durable des produits, ainsi que la fourniture et l’utilisation durable des services.
25 ans après sa création, l’Ecolabel Européen s’inscrit plus que jamais dans le cadre de la politique de l’UE et des Etats membres en matière de consommation et de production durables, visant à réduire les impacts de la consommation et de la production sur l’environnement, la santé, le climat et les ressources naturelles.
>> L'Ecolabel Européen fête ses 25 ans : consultez le dossier

Il s’inscrit dans le cadre du plan d’action Consommation et production durable (CPD) de la Commission européenne, et est en lien avec d’autres outils tels que les guides GPP pour les acheteurs publics (Green Public Procurement) ou la directive Eco-conception.
Comme tous les écolabels, il doit répondre à de nombreux critères (voir plus haut). Pour le moment, les produits alimentaires ne font pas partie des produits éligibles à l’Écolabel européen.
 

La place de l’Écolabel européen en France

La France est, après l’Italie, le deuxième pays comptant le plus de produits et services couverts par l’Écolabel européen. Depuis plusieurs années, on constate d’ailleurs une progression régulière de la pénétration de l’Écolabel européen en Europe et en France. Cette évolution montre que les consommateurs, comme les professionnels, sont de plus en plus sensibles à ces produits et services écoresponsables.

En septembre 2016, la Commission Européene recensait :

  • 31 catégories de produits et services éligibles ;
  • 1998 entreprises titulaires en Europe (dont 514 eb France) ;
  • 38 760 références de produitsen Europe (dont 4 366 par les titulaires français);

31 catégories de produits (biens et services) portent l’Écolabel européen

 
Produits et services Écolabel Européen
Multimédia et audiovisuel
  • Ordinateurs (fixes et portables)
  • Téléviseurs
  • Equipements d'imagerie
Produits d'entretien et de nettoyage
  • Lessives (professionnels)
  • Lessives (particuliers)
  • Nettoyants multi-usages et nettoyants pour sanitaires
  • Détergents pour lave-vaisselle (professionnels)
  • Détergents pour lave-vaisselle (particuliers)
  • Liquide vaisselle
Hygiène et beauté
  • Savons, shampooings et après-shampooings
  • Papiers absorbants et papiers-toilettes
  • Protections hygiéniques
Équipement de la maison
  • Matelas
  • Produits d'ameublement
  • Robinets et pommeaux de douche
  • Peintures et vernis d'intérieur et d'extérieur
  • Toilettes à chasse d'eau et urinoirs
  • Pompes à chaleur
  • Dispositif de chaufface à eau
  • Revêtements de sol en bois, liège et bambou
  • Revêtements de sol dur
Jardin
  • Amendements organiques et milieux de culture
Papeterie
  • Feuilles de papier (Papier graphique et papier à copier)
  • Papier imprimé (livres, catalogues)
  • Papier journal
  • Papier transformé
Habillement
  • Produits textiles (vêtements, linge de maison)
  • Chaussures
Services
  • Hébergement touristique (hôtels, gîtes, campings, etc.)
Autres
  • Lubrifiants

 

Zoom sur…

On appelle « écolabel » un logo environnemental qui repose sur la norme internationale ISO 14024 et répond aux six caractéristiques suivantes :

  • la définition de critères précis assortis de seuils à respecter, aussi bien pour la limitation des impacts environnementaux des produits que pour leur aptitude à l’usage ;
  • la prise en compte de l’ensemble du cycle de vie des produits : leurs différents impacts environnementaux sont étudiés, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à leur fin de vie, en passant par les étapes de fabrication, de distribution et d’utilisation (on parle d’une approche multi-étapes et multicritères) ;
  • la concertation des parties prenantes pour l’élaboration des critères : pouvoirs publics, représentants des professionnels (fabricants, distributeurs et prestataires) et associations (de consommateurs et de protection de l’environnement) doivent être associés au processus d’élaboration des critères. Dans le cas de l’Écolabel européen, la concertation concerne à la fois les États membres de l’Union européenne, les organismes compétents qu’ils désignent (par exemple l’ADEME pour la France), les associations européennes de consommateurs (BEUC), les associations d’entreprises (Business Europe), les associations de protection de l’environnement (BEE) et des représentants des professionnels du secteur ;
  • le libre accès : tout demandeur potentiel doit pouvoir participer au processus d’élaboration des écolabels et toute entreprise qui remplit les critères d’un écolabel est autorisée à l’utiliser ;
  • la révision régulière des exigences : indispensable, elle permet de garantir que l’écolabel reste sélectif. Cette révision prend en compte le progrès scientifique et l’évolution technologique. Elle incite par conséquent à une amélioration continue des performances environnementales des produits ;
  • la certification par une tierce partie : les écolabels sont gérés et attribués par des organismes tiers indépendants, qui vérifient régulièrement auprès des entreprises titulaires la conformité des biens et des services aux critères de l’écolabel, pour la catégorie concernée. Des audits sont réalisés au sein des entreprises titulaires, et des contrôles sont effectués périodiquement sur les produits ou les services qu’elles proposent.

Il existe de nombreux écolabels. Ils peuvent être d’initiative publique ou privée.

Exemples d’écolabels publics visibles sur le marché européen :

Logos environnementaux

 

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