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Faire de l’évaluation environnementale

Mis à jour le 01/02/2017

S’engager dans une perspective de production et de consommation durables nécessite d’évaluer l’impact environnemental des biens et services, en prenant en compte l’ensemble de leur cycle de vie : production, utilisation, élimination.

Afin de mieux connaître les impacts environnementaux dus à un produit ou un procédé, il est nécessaire de conduire des études visant à quantifier au mieux ces impacts, en se basant sur les données et les connaissances scientifiques disponibles. La prise en compte de l’environnement a traditionnellement été abordée soit par préjudice environnemental (approche monocritère : déchets, pollutions, consommation d’énergie, etc…), soit par secteur d’activité (industries, transports…). Ces approches se sont souvent révélées trop parcellaires. En effet, en cherchant à diminuer les impacts sur un aspect du produit, il faut veiller à apporter des modifications qui n’entrainent pas d’autres impacts par ailleurs. Or, sans méthode, il n’était pas possible d’évaluer la pertinence globale de ces modifications.

Besoin d’une approche globale

Afin notamment d’éviter les transferts d’impacts, le besoin d’une approche globale s’est fait ressentir. Au début des années 1990, sont apparues les approches multicritères, portant sur la consommation de matières et d’énergies, les émissions dans l’air et dans l’eau et les déchets, et prenant en compte l’ensemble des étapes du cycle de vie des produits, de leur fabrication à leur élimination finale en passant par leur phase d’utilisation. Les premiers écobilans ont vu le jour (nom de la société commerciale française à l’origine). Qualifiées d’expérimentales, voire de partiales à leurs débuts, ces approches se sont ensuite développées sur des bases méthodologiques et déontologiques, grâce à la normalisation internationale (famille des normes ISO 14040).
Dans le domaine de l'évaluation globale et multicritère des impacts environnementaux, l'outil le plus abouti est l'analyse du cycle de vie (ACV). Par exemple, pour un véhicule, on additionnera les impacts de fabrication (ceux sur site et ceux liés aux consommations intermédiaires : composants, extraction de matières premières, etc.), d'utilisation (la consommation de carburant pour un véhicule) et de fin de vie (recyclage, incinération avec valorisation d’énergie, mise en décharge...).

ACV en pratique

En pratique, l’analyse inventorie les flux de matières et d’énergies entrants et sortants à chaque étape du cycle de vie. C’est la phase d’inventaire du cycle de vie : l'ICV. À partir de ces données, on procède à une évaluation des impacts environnementaux, grâce à des coefficients préétablis qui calculent la contribution de chaque flux aux divers impacts environnementaux étudiés (effet de serre, épuisement des ressources non renouvelables, acidification de l’air, eutrophisation des eaux...). Généralement, on retient la somme de certains flux issue de l’inventaire : la consommation d’énergie primaire (eau, par exemple). Lorsque les impacts d'un produit sont connus, des actions peuvent être réalisées afin de les prévenir ou de les limiter, tout en évitant les déplacements de pollution entre les différentes étapes du cycle de vie.

Un outil simplifié permet de calculer et de réduire les impacts environnementaux de votre téléphone portable, selon vos choix de consommation. Visualisez à l'écran les impacts associés au téléphone, à sa durée de vie, au mode de recharge, au traitement en fin de vie. Cet outil est basé sur les résultats d'une analyse de cycle de vie synthétisés dans un bilan environnemental.