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Les chiffres de la consommation et ses impacts sur l’environnement

Mis à jour le 08/06/2017

Même si les pratiques évoluent, le volume annuel de consommation par personne est aujourd'hui trois fois plus élevé qu’en 1960. En outre, la généralisation de la consommation de masse a engendré des impacts environnementaux de plus en plus lourds.

Selon l’Insee, les Français, depuis cinquante ans (sauf en 1993), consomment un peu plus chaque année. L’explosion du parc de voitures particulières en est un exemple marquant, avec six fois plus de véhicules sur les routes aujourd’hui. Mais au-delà des volumes, les postes de consommation ont changé, traduisant une mutation de la société et des modes de vie (baisse des dépenses dans l’habillement et l’alimentation, mais hausse dans la communication, la santé, les transports et les loisirs).

Évolution des consommations

Les Français, interrogés sur ce que signifie « consommer mieux », répondaient à 58 % en 2008 « consommer moins », contre seulement 54 % en 2014. Cette tendance s’exprime par un goût croissant pour l’innovation, particulièrement dans le secteur alimentaire et les biens technologiques. Pour ces derniers, les marchés ne semblent pas connaître de saturation. Ainsi, les modes de vie écoresponsables doivent répondre aux préoccupations des Français : plaisir, accessibilité financière et santé.
Source : « Rapport des tendances à l’horizon 2017 pour l’ADEME, zoom sur l’évolution actuelle et future des valeurs et des modes de vie des Français », Ipsos 2012 pour l’ADEME.

Quel est le premier critère qui vous ferait acheter des produits respectueux de l'environnement ?

Description détaillée du graphique « Quel est le premier critère qui vous ferait acheter des produits respectueux de l’environnement ? »

Pour 82 % des Français, la possibilité d’agir par sa consommation (choix de produits écologiques, locaux…) s’est améliorée ces dix dernières années et pour 84 %, cela continuera dans les dix prochaines.
Sources : Ethicity, groupe Greenflex, avril 2014.

Voir l’interview de Bruno Lechevin, pr​ésident de l’ADEME : 10 ans d’évolution des la consommation responsable.

Pratiques collaboratives

Profil du consommateur collaboratif

L’ADEME examine de près les nouveaux usages et, en 2012, six pratiques collaboratives passées au crible ont révélé qu’il n’y a pas un, mais des profils types de consommateurs collaboratifs. Chaque pratique a ainsi un public précis et ciblé. La majorité des adhérents d’AMAP (44 %), par exemple, habite dans des villes de plus de 200 000 habitants et est féminine (55 %) alors qu’à l’inverse, le covoiturage concerne le plus souvent des hommes (54 %) et des personnes vivant dans des communes de moins de 20 000 habitants (47 %).

À ce jour 48 % des Français pratiquent régulièrement la consommation collaborative.
Source : « Les Français et les pratiques collaboratives » (4 500 personnes), Ipsos 2013 pour l’ADEME.


 

​​​​Description détaillée du Profil du consommateur collaboratif
 

Au-delà des espoirs économiques et sociaux, les pratiques collaboratives posent également la question des impacts environnementaux. Afin de les analyser, l'ADEME a réalisé un état des lieux de ces nouvelles formes de consommation à partir d'une douzaine de pratiques collaboratives.  

Pour en savoir plus, cliquez ici pour découvrir l'animation "Consommation collaborative, étude sur ses impacts environnementaux"​

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​Impacts environnementaux

Au total, 70 % des émissions de gaz à effet de serre sont liées aux produits (fabrication, transport, utilisation et fin de vie).

Sources : Données 2006, CO2 ADEME d’après l’Inventaire national (2009) et BIO Intelligence Service (2006).

Graphique impact des gaz à effet de serre

Trois familles de produits impactent particulièrement l’environnement : l’alimentation (boissons non alcoolisées et produits alimentaires), le logement (construction et usage) et le transport des ménages. Ces impacts ont été quantifiés selon cinq indicateurs : les émissions de gaz à effet de serre et de composés organiques volatils non méthaniques, l’acidification, la production de déchets industriels non dangereux et dangereux.​
Source : « Analyse des impacts environnementaux de la consommation des ménages et des marges de manœuvre pour réduire ces impacts », BIO Intelligence Service, 2011.

  
 

​​Description détaillée du graphique des impacts des gaz à effet de serre

En 2009, chaque Français a acheté en moyenne 700 kg d’aliments, de boissons et de produits de droguerie, parfumerie et hygiène. Ce panier moyen contenait 1,4 tonne équivalent carbone (eq./CO2). Le contenu eq./CO2 par kg d’achats
varie dans un rapport de 1 à 25 environ, selon la catégorie de produit. Ainsi, les fruits et légumes constituent 20 % du poids du panier et induisent 7 % du contenu carbone des achats.
Source : « Le contenu carbone du panier de consommation courante », étude portant sur 20 000 ménages, cofinancée par le ministère du Développement durable et l’ADEME, avril 2012.