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La ventilation mécanique

Mis à jour le 12/04/2018

La Ventilation mécanique contrôlée (VMC) désigne tous les dispositifs comportant un équipement motorisé d'évacuation ou d'insufflation d’air neuf. Ces installations doivent assurer une circulation générale et permanente de l’air des logements.

Principe général

La VMC fonctionne comme la ventilation naturelle : introduire de l’air neuf dans les pièces de vie dénuées de pollution spécifique (chambres, séjour), par le biais d’entrées d’air ou de bouches de soufflage, puis effectuer un transit de l’air (balayage) des pièces d’introduction vers celles de sortie via le détalonnage des portes ou des grilles de transfert d’air et, enfin, extraire l’air vicié au niveau des pièces à pollutions spécifiques par les bouches d’extraction (cuisine, WC, salle de bains).
 
La VMC a été créée en Suède dans les années 1940. En France, les premières installations datent des années 1960. La VMC s'est ensuite développée et généralisée après l'arrêté du 24 mars 1982 visant à réduire la consommation d'énergie des logements, tout en préservant le confort et l'hygiène des locaux, car les débits de pointe en cuisine sont très difficilement atteignables en ventilation naturelle.
 

Différents types de VMC

  • La VMC simple flux autoréglable diffuse des débits d’air constants, quelles que soient les conditions extérieures (vent, température) et intérieures (nombre d’occupants, température, humidité…). L’air entrant ne subit aucun traitement particulier (ni filtré, ni préchauffé). La mise en dépression du bâtiment peut augmenter les échanges d’air provenant du sous-sol et la migration de radon dans les zones à risques ; 
  • Les VMC simple flux hygroréglables voient leur débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui garantit l’évacuation rapide d’un air très humide (forte occupation, cuisine, douche…) et permet d’adapter la ventilation aux besoins tout en limitant les consommations énergétiques. La régulation se fait mécaniquement par des bandes de polyamide qui s’allongent lorsque l’humidité augmente et se raccourcissent lorsque l’air s’assèche. La VMC hygroréglable est dite de type A lorsque seules les bouches d’extraction sont hygroréglables et de type B lorsque les entrées d’air et les bouches d’extraction sont hygroréglables ; 
  • La VMC double flux limite les pertes de chaleur. Elle utilise deux réseaux aérauliques et deux ventilateurs : l’air neuf pris à l’extérieur est amené par le réseau d’insufflation dans les pièces de vie ; l’air « vicié » est extrait au niveau des pièces à pollution spécifique. Au croisement des deux réseaux, un échangeur thermique récupère la chaleur de l’air extrait de la maison (jusqu’à 90 %), afin de réchauffer l’air neuf filtré venant de l’extérieur. Un système de by-pass court-circuite l’échangeur lorsque la récupération de chaleur n’est pas souhaitable (été). Cette ventilation est plus sensible à la qualité d’installation et nécessite davantage de maintenance (encrassement des filtres). Elle n’est pas à préconiser systématiquement.

Autres systèmes mécaniques

  • La ventilation mécanique ponctuelle est composée d’extracteurs indépendants placés dans les pièces à pollution spécifique, où ils assurent un renouvellement d’air parfois intermittent. Cette ventilation peut être installée en rénovation pour éviter le passage des gaines. Il y a cependant des contraintes de sécurité électrique ;
  • La Ventilation mécanique par insufflation (VI) : un ventilateur prend l’air à l’extérieur ou dans les combles et l’insuffle, en général, dans le hall. L’air insufflé transite dans les pièces, puis quitte le logement par les fuites ou par des sorties d’air spécifiques. Ce système ne peut s’appliquer dans le neuf, le principe de balayage n’étant pas conforme à l’arrêté du 24 mars 1982. La mise en surpression plutôt qu’en dépression aide à protéger le logement du radon.

Les systèmes de ventilation actuels peuvent contrôler les débits d’air neuf nécessaires au confort hygiénique et hygrothermique des occupants. Néanmoins, les retours de terrain montrent que la qualité est encore trop souvent négligée dans la conception, l’installation et la maintenance. Le Cerema, chargé de contrôler le respect des règles de construction (CRC), a montré des taux de non-conformité à la réglementation de 44 % en logements collectifs et jusqu’à 68 % en maisons individuelles. L’installation des composants est en général répartie entre divers corps d’état sans qu’aucun ne soit responsable du résultat final.
  

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