Entreprises et monde agricole

Transporteur

Mis à jour le 22/08/2017

En 2013, une évaluation nationale de la démarche Objectif CO2 a abouti à certaines conclusions. Dont la nécessité d’élaborer un système de labels et d’assurer la pérennité de la démarche.

L’évaluation nationale de la démarche Objectif CO2, réalisée en 2013 auprès de 817 entreprises, a montré l’intérêt de développer un système de labels (référentiels, critères d’exigence, modalités d’adhésion, système de contrôle, gouvernance, modèle économique, plan de déploiement) pour une mise en œuvre opérationnelle début 2015. L’objectif est de valoriser, auprès des donneurs d’ordres notamment, les résultats concrets des entreprises en matière de niveau de performance environnementale et d’atteinte de leurs objectifs, mais aussi de créer une nouvelle dynamique pour la démarche Objectif CO2 en assurant sa pérennité.

Les principaux enseignements du diagnostic évaluatif

Pertinence et cohérence

Ce programme innovant est une réponse appropriée aux enjeux énergétiques et environnementaux du transport routier. C’est le seul dispositif national existant qui propose aux transporteurs un référentiel global et structurant en matière de réduction des émissions de CO2. Il constitue un catalyseur très fort, surtout pour les PME. Les gains économiques et environnementaux constituent les principales motivations des entreprises signataires.
La très grande majorité des entreprises se réengagent ou ont l’intention de se réengager pour trois années supplémentaires. Les moyens humains, budgétaires et organisationnels engagés par l’ADEME et ses partenaires sont cohérents, la démarche présentant elle-même une réelle complémentarité avec d’autres programmes visant l’efficacité énergétique du secteur des transports. L’organisation mise en œuvre au niveau national et régional paraît donc adaptée aux objectifs de la démarche.

Efficacité

La démarche est jugée efficace par les deux tiers des entreprises interrogées malgré le fait que les objectifs initialement fixés ne sont pas toujours atteints. Des éléments exogènes à la démarche, tels que l’évolution de l’activité économique, peuvent infléchir les résultats. Si le plan d’actions est bien défini au départ au niveau des quatre axes (véhicule, carburant, conducteur, organisation/management), et si les moyens humains et financiers ont bien été mobilisés, les entreprises ont de fortes chances d’atteindre, voire de dépasser leurs objectifs.
L’accompagnement régional et les différents relais mobilisés (chargés de mission et organisations professionnelles) sont des facteurs clés de succès. Les différents outils techniques (notamment les Fiches actions et l’outil dédié) correspondent aux besoins des entreprises. La communication externe de la démarche a fait ses preuves, mais est susceptible d’évoluer en fonction des recommandations de l’évaluation.

Impacts

La démarche a permis d’éviter plus de 700 000 tonnes de CO2. Outre les gains environnementaux, les entreprises conviennent qu’elle a également un impact économique, un réel effet d’émulation interne et qu’elle améliore leur image. Sur la base de ce diagnostic, une réflexion a été engagée sur l’évolution de la démarche afin d’assurer sa pérennisation, toujours dans le but de faire progresser les professionnels du transport en matière d’efficacité énergétique et environnementale.