Entreprises et monde agricole

Acheter une technologie innovante

Mis à jour le 22/08/2017

Acheter une éco-innovation n’est pas un acte anodin. Les acheteurs doivent pouvoir s’appuyer sur différents critères, notamment le coût et le gain de performance du produit, le tout en minimisant au maximum les risques.

Afin de prendre leur décision, les acheteurs d’éco-innovations prendront en compte différents critères :

  • le coût ;
  • le gain de performance ;
  • les perspectives d’évolution de la réglementation ;
  • l’intégration dans leur stratégie (objectifs internes, diversification de la gamme…) ;
  • la possibilité de valoriser leur acquisition auprès du client final.

Le principal critère de réussite d'une éco-innovation

Il apparaît que le critère principal de réussite d’achat de produit éco-innovant est la manière dont le client et le vendeur ont pu développer le projet de manière collaborative. Dans le cas d’industriels, par exemple, la solution est spécifiée conjointement, puis testée en grandeur réelle, à travers un partenariat industriel.

Acheter une éco-innovation, c’est aussi prendre un risque. La technologie est nouvelle sur le marché. Il y a donc peu de retours d’expérience. Demander une vérification des performances de la technologie par une tierce partie permettrait à l’acheteur de la technologie d’obtenir des informations crédibles et fiables apportant une forte valeur ajoutée lors de la décision d’achat de l’éco-innovation. C’est ce que propose le dispositif de vérification ETV (Environmental Technology Verification).

 

Ce dispositif aide les acheteurs à réduire le risque qu’ils vont prendre lors de l’achat de la technologie innovante. Les acheteurs peuvent par conséquent trouver de nombreux intérêts au dispositif ETV :

  • permettre d’identifier les innovations technologiques en accord avec leurs besoins, en ayant une meilleure connaissance des performances ;
  • réduire le risque lors de l’achat, grâce au rapport de vérification de performances contenant des données crédibles et fiables vérifiées par une tierce partie reconnue ;
  • faciliter les discussions avec les financeurs et les assureurs lors du montage du projet.

Tous les types d’acheteurs d’éco-technologies innovantes sont concernés : entreprises, collectivités et pouvoirs publics.

Se couvrir contre le risque

Les assureurs peuvent permettre d’aider l’entreprise acquéreuse à se couvrir contre le risque de défaut du produit innovant proposé. Une analyse du projet, réalisée par le courtier en assurance, prendra en compte, outre les compétences de l’équipe et la solvabilité de l’entreprise offreuse, la solidité technique du projet (résultats de la phase de test, performance, rentabilité par rapport à la concurrence…).
En général, il n’y a pas de niveau de risque au-delà duquel un projet est refusé. Il reviendra au bénéficiaire d’étudier l’intérêt d’acquérir une innovation à un coût global. Ce coût intégrera une prime de risque, qui pourra être très élevée pour un projet totalement innovant.