Particuliers et éco-citoyens

Respirer un air moins pollué

Mis à jour le 09/12/2015

Vous avez envie de faire au mieux pour protéger votre santé et la planète ? Mais êtes-vous sûr d’avoir les bons réflexes pour être un écocitoyen ? Faisons le point ensemble sur 40 idées reçues !

Idée reçue #1 – Les piétons et cyclistes sont plus exposés à la pollution que les automobilistes. Faux

Les automobilistes sont plus exposés à la pollution que les personnes se déplaçant à pied ou en vélo. En effet, les cyclistes sont plus libres de choisir leur place sur la chaussée et ils ont la possibilité d’emprunter certains aménagements tels que des pistes cyclables qui les éloignent légèrement du flux de circulation. L’air qu’ils inhalent est donc généralement moins pollué que celui que les automobilistes respirent. Il en est de même pour les piétons qui sont, eux aussi, globalement moins exposés que les automobilistes.

Télécharger notre guide pratique « La pollution de l'air extérieur »
 

Idée reçue #2 – Il est fortement recommandé de n’avoir aucune activité physique pendant les pics de pollution. Faux

Lors des pics de pollution, il est préconisé de réduire vos activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air qu’à l’intérieur. De même, limitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe (aux horaires éventuellement précisés au niveau local).

Consulter la page « Pollution de l'air : recommandations sanitaires » sur le site sante.gouv.fr

Idée reçue #3 - Porter un masque est une protection efficace contre la pollution de l'air extérieur. Faux

Seules les plus grosses particules transportées dans l'air sont stoppées par les masques chirurgicaux et les foulards plaqués sur le nez et la bouche. Or, ce ne sont pas les plus grosses particules qui sont le plus dangereuses pour la santé ; ce sont les particules fines. Porter ce type de protection est donc inutile car il n’arrête pas les particules fines qui pénètrent profondément dans notre système respiratoire et qui sont sources de pathologies, ni certains gaz qui peuvent être responsables à long terme de maladies.

Télécharger le guide « Pollution atmosphérique : s'en protéger, la prévenir »
Consulter la foire aux questions sur le site d'Airparif
 

Idée reçue #4 - Il est préférable de ne pas aérer son logement lors d’un pic de pollution. Faux

Même en cas de pic de pollution, il est recommandé d’aérer et de ventiler son logement. Il faut le faire aux périodes de la journée les moins polluées (généralement avant les pics de trafic du matin ou en fin de journée après les pics de trafic).

Télécharger l'Avis relatif aux conduites à tenir lors d'épisodes de pollution atmosphérique
 

Idée reçue #5 – L’air de la campagne est nécessairement moins pollué que celui des villes. Faux

L’air respiré à la campagne peut parfois contenir de nombreux polluants émis lors des pratiques agricoles (par exemple, épandage de pesticides et d'engrais). Ainsi, l’air de la campagne n’est pas à considérer comme plus pur par rapport à celui de la ville. C’est juste que la pollution a des origines différentes.

Télécharger le dépliant « Agriculture et pollution de l'air »
 

Idée reçue #6 – Brûler ses déchets de jardin ne pollue pas. Faux

Brûler les déchets verts (les tontes de pelouses, les tailles de haies et d’arbustes, les résidus d’élagage, de débroussaillement, d’entretien de massifs floraux ou encore les feuilles mortes…) est interdit par une circulaire de 2011. En cas de non-respect, une contravention de 450 € peut être appliquée (article 131-13 du nouveau Code pénal).

Au-delà des possibles troubles de voisinage (nuisances d’odeurs ou de fumées) ou des risques d’incendie, le brûlage des déchets verts augmente la pollution atmosphérique.

En effet, brûler des végétaux, surtout s’ils sont humides, dégage des substances polluantes toxiques pour l’homme et l’environnement, telles que des particules (PM), des oxydes d’azote (NOx) des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), du monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatils (COV), ou encore des dioxines. La toxicité des substances émises est encore augmentée lorsque ces déchets verts sont brûlés avec d’autres déchets du jardin (plastiques, bois traités).

D’autres solutions existent pour se débarrasser de ses déchets verts : faire un compost et/ou apporter vos déchets verts en déchèterie.

Lire notre article à propos de l'interdiction de brûler ses déchets verts à l'air libre