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Les scénarios 2030-2050

Mis à jour le 19/10/2017

Quel mix énergétique pour les années 2030-2050 ? L'ADEME actualise son scénario énergie-climat et propose des mesures pour contribuer à la déclinaison du plan CLIMAT.

Actualisation du scénario Énergie Climat ADEME 2035-2050

Les objectifs ambitieux du Plan Climat lancé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, confirment la stratégie volontariste de la France pour la transition énergétique. Dans le contexte actuel de mise à jour de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’actualisation du scénario énergie-climat de l’ADEME vient contribuer aux réflexions pour mettre en œuvre ces objectifs.
Cette contribution est double : d’une part, l’actualisation des « Visions énergétiques » de l’ADEME, qui souligne l’enjeu que représente l’atteinte des objectifs ambitieux inscrits dans la loi, et d’autre part, l’étude « Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone », qui propose une liste de mesures concrètes à mettre en œuvre.
 
 

Une vision énergétique volontariste

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Quelle utilité des scénarios ? L’Agence porte une vision énergétique volontariste axée sur la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l’offre d’énergies renouvelables.

L’exercice de prospective est basé sur deux horizons temporels et deux méthodologies distinctes :

  • une vision qui, à partir d’aujourd’hui, cherche à tirer, de manière ambitieuse mais réaliste, le potentiel maximum des économies d’énergie et des énergies renouvelables jusqu’en 2030 ;
  • une vision normative qui vise l’atteinte du facteur 4 en 2050, c’est-à-dire la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre générées sur le territoire national par rapport à 1990.

L’analyse repose essentiellement sur une exploration de potentiels permettant d’atteindre des objectifs énergétiques et environnementaux ambitieux, dans des conditions de faisabilité technique, économique et sociale.

 

Un bilan économique favorable

La vision prospective proposée, en particulier pour 2030, ne repose pas sur un changement radical de mode de vie, une baisse du confort ou sur le pari de ruptures technologiques fortes, mais sur une intensification de mesures phares (par exemple, la rénovation des bâtiments). Elle démontre que, dès maintenant, avec les technologies et les évolutions organisationnelles qui sont à notre portée, la voie pour atteindre les objectifs de long terme est ouverte. Le scénario est basé sur des hypothèses de croissance forte aux plans économique (1,8 % par an) et démographique (69 millions d’habitants en 2030 et 74 millions en 2050).

Le scénario 2050, pour sa part, montre que l’atteinte du facteur 4 est possible avec une croissance soutenue. C’est par le soutien à l’économie verte, ouverte sur des secteurs d’activités d’avenir tels que l’efficacité énergétique, la production d’énergies renouvelables, la valorisation énergétique des déchets, le recyclage et l’écoconception, autant de « ressources » dont la France dispose sur son territoire, que pourra être trouvé le chemin d’une croissance robuste et durable. La crise économique ne doit pas arrêter nos efforts. Développer l’efficacité énergétique, c’est développer l’emploi. Nous affranchir de notre dépendance aux énergies fossiles, c’est anticiper la hausse inévitable de leur prix au cours des prochaines décennies, réduire notre vulnérabilité face à des importations devenues importantes et respecter nos engagements internationaux quant à la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre.


Agir maintenant représente un investissement important, notamment sur les premières années, mais l’évaluation macroéconomique de l’exercice de prospective Visions 2030-2050 montre, qu’au-delà de l’intérêt environnemental, la transition énergétique aurait également un effet bénéfique sur l’économie française.


 

Des modes de vie compatibles avec les aspirations de chacun

Vivre confortablement dans son logement en consommant deux fois moins d’énergie, associer performance du train et déplacements à vélo ou à pied sur la fin du parcours, partager des véhicules plus économes en énergie, adopter un régime alimentaire meilleur pour la santé, etc. Autant de changements qui, mis en œuvre par l’ensemble des acteurs de la société (de l’État aux citoyens, en passant par les entreprises et les collectivités), illustrent ce que pourrait être la vie quotidienne en 2050 dans un paysage énergétique profondément modifié et plus soutenable.  

Le quotidien de 16 familles vivant en 2030 et en 2050 a ainsi été décrit pour souligner la diversité des modes de vie possibles dans un avenir basé sur un système énergétique sobre et fortement renouvelable.

Les leviers d’action ne sont pas systématiques ni uniques pour répondre aux enjeux de la transition énergétique et de la société post-carbone. À la diversité de situations des ménages et modes de vie individuels correspond une palette d’alternatives et de solutions qui, en se combinant, permettent d’atteindre l’objectif collectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Retrouvez dans la médiathèque :

  • le document complet ;
  • la synthèse ;
  • le document « Transition énergétique et écologique : quels modes de vie en 2030 - 2050 ? » ;
  • le document « La demande d’énergie dans la transition énergétique : technologies et modes de vie dans les visions de l’ADEME ».
 

Alléger l'empreinte environnementale de la consommation des Français en 2030

Ce 4e volet vise une consommation plus respectueuse de la planète et plus économe en ressources à l’horizon 2030. À partir d’hypothèses réalistes par rapport aux tendances de consommation observées actuellement et en référence aux objectifs fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte, ce scénario nous montre qu‘il est possible de réduire d’environ 17 % l’empreinte carbone de la consommation des Français d’ici 2030, les autres impacts environnementaux évalués restant maîtrisés.

Pour réaliser ce scénario volontariste, l’ADEME s’est attachée à donner une vision prospective fondée sur des changements sociaux, économiques et technologiques déjà amorcés aujourd’hui dans 6 grands secteurs de consommation : l’habitat, la mobilité, l’alimentation, la consommation non alimentaire, les loisirs et la culture, et les activités tertiaires et les services publics.

Mots-clés : STRATEGIE, PROSPECTIVE