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Introduction
Lélectricité
est tellement présente dans notre vie quotidienne que
nous avons souvent tendance à la considérer comme
une nécessité dordre naturel, au même
titre que leau courante. Que les sources de sa production
menacent de se tarir et cest toute la société
moderne qui vacille. Pourtant, au regard de lHistoire,
lutilisation des phénomènes électriques
est relativement récente. Étudiée dès
la fin du XVIe siècle, lélectricité
(au sens de lensemble des phénomènes électriques
observables) est longtemps restée, pour le grand public,
un objet de curiosité et damusement, avant que les
progrès accomplis au cours du siècle dernier ne
démontrent son utilité pratique. La prodigieuse
pénétration quelle a opérée
depuis dans toutes les branches de lactivité humaine,
notamment par le biais de lélectronique, nest
pas étrangère à lefficience que nos
contemporains attribuent à la science.
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Les débuts
de l'électricité
Jusqu'à la
fin du XVIIIe siècle, le terme délectricité
fut réservé aux phénomènes dattraction
ou de répulsion entre corps préalablement frottés.
Ce domaine est aujourd'hui connu sous le nom d'électrostatique.
Lattraction de corps légers par des objets électrisés
par friction était connue depuis lAntiquité,
mais son étude n'a véritablement débuté
quà la fin du XVIe siècle, avec les travaux
du savant anglais William Gilbert, auteur du premier traité
connu touchant à ces questions, De Magnete, paru en 1600.
C'est à lui que lon doit linvention de l'adjectif
électrique pour désigner ces mystérieuses
propriétés dattraction (électrique
vient du grec elektron, qui signifie ambre, lun des premiers
corps à avoir été électrisés
par friction). Les expériences de Gilbert furent reprises
par un allemand, Otto von Guericke, au milieu du XVIe
siècle. Afin daméliorer la qualité
des observations, celui-ci inventa la première machine
à faire le vide (lattraction de corps électrisés
se manifeste dautant mieux que lair ne fait pas obstacle
à leur rapprochement), ainsi que la première machine
électrostatique, en loccurrence un gros globe de
soufre que lexpérimentateur électrisait en
le frottant de ses mains. Ces instruments rudimentaires lui permirent
de découvrir à la fois le phénomène
de conduction électrique, cest-à-dire la
capacité de ce mystérieux pouvoir électrique
à se transmettre le long de certains corps, et le pouvoir
des pointes, cest-à-dire la forte tendance des objets
pointus à manifester des propriétés électriques.
Ce dernier effet ne fut mis à profit quun siècle
plus tard par Benjamin Franklin : après avoir démontré,
en 1752, que la foudre est un phénomène de nature
électrique, une sorte détincelle géante,
il tira parti du pouvoir des pointes pour imaginer le paratonnerre,
simple pointe métallique reliée à la terre
et destinée à protéger le bâtiment
quelle surplombe en attirant sur elle la décharge
venue du ciel. Au XVIIIe siècle, les travaux expérimentaux
amorcés au siècle précédent s'accélérèrent.
Dautres effets furent bientôt mis en évidence,
de nouveaux instruments virent le jour, en même temps que
certaines distinctions conceptuelles sopéraient,
premiers pas vers une formalisation des phénomènes
électrostatiques. On doit à lAnglais Stephen
Gray la découverte de lélectrisation
par influence, cest-à-dire la possibilité
délectriser un corps à distance, sans contact
direct, ainsi que la distinction entre corps conducteurs, qui
transmettent lélectricité, et corps isolants,
qui inhibent cette transmission. Une autre distinction importante
est le fait du savant français Charles Du Fay :
en 1733, il découvrit quil existait deux sortes
d" électricités " (nous dirions
aujourdhui charges électriques), lune obtenue
en frottant du verre, quil appela électricité
vitreuse, lautre obtenue en frottant des corps résineux,
quil appela électricité résineuse.
Deux corps porteurs d" électricités
" de même nature se repoussent, et deux corps porteurs
d" électricités " différentes
sattirent. Pour cette raison, Benjamin Franklin les rebaptisa
quelques années après électricités
positive et négative. Il fut le premier à fournir
lexplication du phénomène délectrisation
en sappuyant à la fois sur lexistence des
deux types de charges électriques et sur un principe fondamental,
mis en évidence quelques années auparavant par
le physicien anglais William Watson, la conservation globale
de la charge électrique (voir CHARGE) : lélectrisation résultait
de la séparation des charges positives et négatives
contenues dans un corps globalement neutre.
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Deux sortes
d'électricité
Létape suivante consista à caractériser
la force électrique exercée par un porteur de charge
sur un autre. Les physiciens neurent pas à aller
chercher bien loin : ils sinspirèrent de la loi
de GRAVITATION de Newton énoncée un siècle
auparavant. Ils proposèrent ainsi une force proportionnelle
à la charge électrique de chacun des porteurs en
interaction, et inversement proportionnelle au carré de
la distance qui les sépare. Cette loi fut vérifiée
expérimentalement en 1785 par le Français Charles
Augustin de Coulomb (lunité internationale de
charge électrique porte son nom). Les dernières
briques de la théorie des interactions entre charges électriques
immobiles furent posées dans les années qui suivirent.
Compte tenu de la forte similitude entre la loi de Coulomb et
la loi de gravitation, le formalisme et les concepts de la MÉCANIQUE
furent transportés dans le domaine de lélectrostatique.
Cest à cette occasion que la notion de POTENTIEL,
introduite en 1772 par Joseph Louis de Lagrange pour la
gravitation, fut reprise, en 1784, par Pierre Simon de Laplace
pour décrire létat électrique engendré
en un point quelconque de lespace par un ensemble de charges
électriques.
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De la pile
au courant
Cest au moment où la théorie électrostatique
parvenait à maturité quune onde de choc vint
lébranler. La révolution venait de là
où on lattendait le moins : des travaux dun
anatomiste italien, Luigi Galvani, sur les muscles de
cuisses de grenouilles disséquées. En 1791, il
découvrit que ces muscles manifestaient de curieuses propriétés
électriques dès quon les mettait en contact
avec deux métaux de natures différentes. Pour interpréter
ces phénomènes, il fit un rapprochement avec un
dispositif mis au point quelques années auparavant par
lAllemand Ewald Georg von Kleist : la bouteille
de Leyde. Il sagissait dune simple bouteille dont
la paroi interne était recouverte dune feuille métallique
préalablement chargée électriquement, qui
se déchargeait brusquement dès quon la mettait
en contact avec un conducteur (elle constitue à ce titre
le premier condensateur électrique). Pour Galvani,
la grenouille constituait une bouteille de Leyde naturelle, que
le contact avec deux métaux conducteurs suffisait à
décharger de sa mystérieuse électricité
animale. Sceptique, le physicien italien Alessandro Volta
reprit les expériences de son compatriote et montra que
la grenouille ne jouait quun rôle secondaire : leffet
électrique résultait en fait de la mise en contact
de deux métaux de nature différente par lintermédiaire
dun tissu humide. Sinspirant de cette conclusion,
il mit au point en 1800 la première pile électrique,
constituée dun empilement (doù son
nom) de disques de cuivre et de zinc, entre lesquels sintercalaient
des tissus imbibés dacide. Cette invention révolutionna
lélectricité : contrairement aux machines
électrostatiques quon devait charger par frottement
et qui se déchargeaient en un temps très bref,
la pile de Volta produisait spontanément, par réaction
chimique, une sorte de décharge continue que le physicien
français André Marie Ampère baptisa
en 1820 courant électrique. Un courant électrique
nest rien dautre quun déplacement global
de charges au sein dun conducteur. En hommage à
Ampère, lunité internationale de lintensité
du courant électrique, cest-à-dire de la
quantité de charges qui traverse une section de conducteur
par unité de temps, porte le nom dampère.
En hommage à Volta, la tension, cest-à-dire
la grandeur quil introduisit pour mesurer la capacité
dune pile à produire un courant, sexprime
en volts. Grâce à cet allongement considérable
du temps de décharge (accru par la réalisation
de piles de plus en plus performantes), il devint possible dobserver
les effets dun long passage de courant dans une multitude
de corps. On ne tarda pas à sapercevoir quen
plongeant dans leau, ou plus généralement
dans une solution aqueuse, deux tiges solides reliées
aux bornes dune pile (deux électrodes, suivant la
terminologie introduite par Michael Faraday quelques années
plus tard), on provoquait la décomposition de la solution
en ses constituants élémentaires, c'est-à-dire
lélectrolyse. Cette technique permit au chimiste
anglais Humphry Davy de découvrir, au début du
XIXe siècle, une multitude déléments
jusque-là inconnus : le sodium, le potassium, le calcium,
le magnésium, le baryum et le strontium. En substituant
à la solution aqueuse un gaz enfermé dans une enceinte
en verre, on réalisa les premières décharges
électriques durables, qui allaient servir de base aux
premiers dispositifs déclairage urbain dans la seconde
moitié du XIXe siècle. Enfin, en 1841, lAnglais
James Prescott Joule observa que le passage d'un courant
électrique dans un conducteur métallique provoquait
un dégagement de chaleur. C'est l'effet joule,
vital pour les fers à repasser
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Les effets
magnétiques de l'électricité
Une seconde révolution prit naissance, dans le nord de
lEurope cette fois. En 1820, un professeur de physique
de luniversité de Copenhague, Hans Christian
OErsted, observa quun fil conducteur parcouru par un
courant électrique déviait une aiguille aimantée
placée à proximité. Cette expérience,
en même temps quelle révélait pour
la première fois lexistence deffets magnétiques
de lélectricité, inaugura létude
des interactions entre aimants et fils parcourus par des courants.
Cette étude eut des implications théoriques considérables.
Grâce aux travaux dAmpère, elle aboutit à
lassimilation dun AIMANT à une bobine de fil
conducteur et à la réduction de tout phénomène
magnétique à une interaction entre fils conducteurs.
Elle montra aussi quun aimant pouvait déplacer un
fil conducteur parcouru par un courant. Tirant parti de cet effet
pour faire tourner un circuit électrique, Michael Faraday
réalisa, dès 1821, ce qui peut être considéré
comme lancêtre du moteur électrique. Il nen
resta pas là. Obsédé par lidée
de mettre en évidence leffet réciproque de
celui observé par rsted, c'est-à-dire la
possibilité dengendrer un courant électrique
grâce au magnétisme, il parvint à montrer,
en 1831, quun courant électrique apparaît
spontanément au sein dun circuit lorsquon
déplace un aimant à son voisinage (ou, ce qui revient
au même, lorsque le champ magnétique environnant
varie au cours du temps). Ce phénomène, appelé
induction électromagnétique, lui permit
à la fois de réaliser le premier générateur,
cest-à-dire la première source de courant
ne fonctionnant pas à partir dune réaction
chimique mais provenant dun mouvement mécanique,
et de concevoir le premier transformateur, capable daccroître
ou de diminuer une tension électrique. Ces trois
éléments, le moteur, le générateur
et le transformateur, allaient devenir les trois piliers de lindustrie
électrique.
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Lois des
circuits
La seconde moitié du XIX e siècle fut marquée
par un double mouvement : pendant que lélectricité
industrielle et ses applications se développaient de façon
spectaculaire, les physiciens sattachèrent à
unifier lensemble des phénomènes observés
par leurs prédécesseurs. Dans ce dernier domaine,
une première étape décisive fut franchie
en 1848 par lAllemand Gustav Kirchhoff, qui démontra
que les phénomènes associés aux courants
électriques, qui constituent ce que lon appelle
aujourdhui lélectrocinétique, étaient
de même nature que les phénomènes électrostatiques
(à cette occasion, la tension électrique, grandeur
initialement purement électrocinétique, fut identifiée
à la différence de potentiel électrostatique).
Ce faisant, il donna à lélectrocinétique
la forme qu'elle a aujourd'hui et qui sert de base à létude
des circuits électriques. Il laissa son nom à deux
lois fondamentales. La première, aussi appelée
loi des nuds, dit que toute lintensité qui
arrive en un nud, cest-à-dire en un point
de bifurcation d'un circuit électrique, est égale
à toute celle qui en part. La deuxième loi, ou
loi des mailles, indique que dans une maille, cest-à-dire
une branche de circuit fermée, la somme des tensions aux
bornes des différents éléments de la maille
est globalement nulle. Ces lois, lorsquelles sont liées
à une bonne connaissance des éléments qui
constituent le circuit, permettent daccéder aux
caractéristiques de celui-ci (intensités parcourant
ses différentes branches, tensions aux bornes de chaque
élément).
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L'unification
de l'électricité et du magnétisme
Lexpérience
drsted avait mis en évidence lexistence
de liens entre électricité et magnétisme.
Les deux domaines furent unifiés par lÉcossais
James Clerk Maxwell en 1864, donnant naissance à
lELECTROMAGNETISME. La principale conséquence
de cette nouvelle théorie fut, du point de vue de lélectricité,
lidentification de la vitesse de propagation des phénomènes
électriques, quon avait jusqualors vainement
tenté de mesurer, avec celle de la lumière. Il
ne sagissait dailleurs pas réellement dun
résultat nouveau, car Kirchhoff était déjà
parvenu, par une voie purement électrocinétique,
à une telle conclusion sept ans auparavant, dans le cas
particulier de létude de la propagation de signaux
électriques le long dun fil télégraphique
(léquation à laquelle il aboutit est connue
sous le nom déquation des télégraphistes).
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L'électricité
industrielle
La seconde moitié du XIXe siècle
fut marquée par un développement spectaculaire
de lélectricité industrielle, ou électrotechnique.
La pile de Volta fut bientôt supplantée par des
piles plus performantes, comme la pile Daniell (1836), la pile
Bunsen (1841) ou la pile Leclanché (1864). En 1859, Gaston
Planté mit au point la première pile rechargeable,
ou accumulateur. Les générateurs connurent un essor
analogue : linvention de la dynamo dans les années
1870 par Zénobe Gramme préfigura lapparition
des premiers générateurs de courants alternatifs,
ou alternateurs, notamment grâce aux travaux de lingénieur
croate Nikola Tesla (qui laissa son nom à lunité
internationale du champ magnétique). Ces dispositifs,
entraînés par les turbines immenses des centrales
électriques (quelles soient thermiques, hydroélectriques
ou nucléaires) constituent lélément
central de la production dénergie électrique.
Le développement des générateurs accompagna
assez naturellement celui des dispositifs inverses, à
savoir les moteurs électriques. Ces progrès contribuèrent
au développement des applications de lélectricité
tout au long du siècle dernier. Dès 1839 apparaissait
en Angleterre le premier instrument de télécommunication
fonctionnant à laide de signaux électriques
transmis le long dun fil, le télégraphe,
mis au point par les ingénieurs William Cooke et Charles
Wheatstone. En 1876, des signaux électriques furent pour
la première fois utilisés par lAméricain
Graham Bell pour transporter à distance la voix humaine
: le téléphone était né. Bientôt,
ce fut au tour des moyens de transport dêtre électrisés
: le premier tramway électrique des ingénieurs
allemands Werner von Siemens et Johann Halske date de 1879 ;
le premier train électrique, inventé par Thomas
Edison, date de 1880. Grâce au développement des
transformateurs électriques dans les années 1880
et aux hautes tensions que ces dispositifs permettaient d'obtenir,
il devint possible détendre la distance de transport
de lélectricité depuis son lieu de production
jusqu'au cur des cités (les pertes électriques
causées par leffet Joule le long d'une ligne sont
dautant plus faibles que la tension de la ligne est élevée).
La manifestation la plus frappante de cette pénétration
fut certainement lessor de léclairage urbain,
permis par la mise au point récente par Edison dun
nouveau type de lampe, la lampe à incandescence (reposant
sur lémission dun intense rayonnement visible
par un fil de matériau réfractaire amené
à haute température par effet Joule).
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Les porteurs
de l'électricité
Lévolution rapide de lélectrotechnique
au XIX e siècle prouve qu'il n'était point besoin
de connaître la nature des porteurs de charge électrique
pour utiliser leurs propriétés. Celle-ci ne fut
élucidée quà la fin du XIXe siècle
et au début du XXe siècle grâce à
la découverte de lÉLECTRON et de la structure
atomique de la matière (voir ATOME). De ces découvertes,
il ressortit que les phénomènes électriques
ne résultaient pas dun mystérieux fluide
électrique indépendant de la matière, quon
avait vainement tenté de caractériser des siècles
durant, mais de la structure même de la matière,
intrinsèquement électrique puisque deux des trois
constituants élémentaires de latome (lélectron
et le proton) sont porteurs d'une charge électrique. Bien
plus, il savéra que ce caractère électrique
explique aussi bien la cohésion de latome, celle
de la MOLÉCULE et celle du SOLIDE. Quant au courant électrique,
sa nature dépend avant tout de létat physique
considéré. Dans un solide métallique, il
résulte uniquement du déplacement des électrons
les moins liés à la structure cristalline, ou électrons
de conduction (dans un semi-conducteur, les choses sont un peu
plus compliquées, voir SEMI-CONDUCTIVITÉ). Une
zone dun solide ne peut donc apparaître chargée
positivement que par déficit délectrons.
Dans un LIQUIDE, le courant électrique est assuré
grâce à la présence préalable et au
déplacement dIONS (cest-à-dire datomes
qui ont perdu ou gagné des électrons) au sein du
fluide, les ions chargés positivement (ou cations) se
déplaçant en sens inverse des ions chargés
négativement (ou anions). Dans un GAZ, enfin, où
toutes les particules, quil sagisse datomes
ou de molécules, sont initialement neutres, les choses
se passent en deux temps : lapplication dune tension
électrique entre deux électrodes provoque lionisation
partielle du gaz, autrement dit la scission des particules en
ions positifs et électrons (il ne sagit plus alors
à strictement parler dun gaz, mais de ce que lon
appelle un PLASMA). Cest le mouvement consécutif
des particules chargées vers les électrodes qui
constitue alors le courant électrique.
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