Lhomme a de tout temps utilisé le bois comme source
dénergie. Un ménage sur deux possède une
cheminée et les performances des appareils de chauffage saméliorant,
cest une ressource davenir en alternative aux énergies
fossiles.
- Le bois-énergie,
une solution :
Pour chauffer les bâtiments
collectifs et les habitations
En appoint à des énergies
fossiles (fioul, gaz )
Pour produire de lélectricité
(cogénération)
La consommation de bois-énergie
en France :
40 millions de m3/an = 9 millions de tep*/an = 4% des besoins
énergétiques français *tonnes
équivalent pétrole
Midi-Pyrénées possède la
troisième forêt française.
Elle couvre un quart de son territoire. Plus
dune centaine de chaufferies industrielles ou
urbaines fonctionnent à ce jour et 15%
des foyers ferait du bois leur source principale de chauffage
(la moitié est équipée dune cheminée).
Les chaufferies-bois de
Midi-Pyrénées en 2002
La ressource ne manque pas : outre
les déchets de la filière bois (40 000 t/an), une part
importante de laccroissement naturel de la forêt (25%)
nest pas utilisée.
Cest
une filière dapprovisionnement locale, créatrice
demplois : à énergie distribuée
égale, lexploitation du bois induit 3 fois plus demplois
que lutilisation du fioul ou du gaz. Dans une région
boisée comme la nôtre, la mise en place de filières
bois de proximité pérennes permettrait de réinjecter
localement les dépenses de chauffage, au lieu de les exporter.
Comment ça marche ?
Le
bois, sous toutes ses formes, peut être valorisé :
bûches, restes de travaux sylvicoles et agricoles (éclaircies ),
emballages perdus (caissettes, palettes ), produits connexes
de transformation (sciures ).
Toutefois, pour développer et fiabiliser la filière,
il faudra tendre vers un ou deux standards de combustible.
Par ailleurs, le système de combustion des chaudières
industrielles impose un format (plaquette, granulés
).
En outre, le souci daller, même pour le particulier,
vers une autonomie de lalimentation, amène progressivement
les fabricants à mettre sur le marché des appareils
à haut rendement automatisables.
Le chauffage domestique au bois :
Le chauffage domestique au bois est très répandu,
souvent en énergie dappoint à lélectricité
ou au gaz.
Cependant, il présente souvent un mauvais rendement énergétique
ainsi que des performances environnementales insuffisantes.
Quant à la matière première, elle est souvent
de piètre qualité, 60% du bois étant auto-produit
ou approvisionné en dehors des circuits commerciaux,
et insuffisamment séché.
Des matériels plus performants arrivent dorénavant sur
le marché, alimentés ou non par des bûches.
Au niveau national, le label
qualité« Flamme
verte »
(
http://www.flammeverte.com ) initié par lADEME
et certains fabricants français dappareils de
chauffage au bois en collaboration avec le GIFAM (Groupement
Interprofessionnel des Fabricants dAppareils déquipement
Ménager), vise à promouvoir les appareils de chauffage
au bois performants et écologiques (rendement supérieur
à 60%, rejet de moins d1% de CO2 dans latmosphère).
. Le bois de chauffage :
Certains professionnels du bois en Midi-Pyrénées
se sont engagés dans une démarche de qualité en signant la charte«
bois-bûche »
(
http://www.boisforet-midipyrenees.org ), afin de structurer
le marché de bois de chauffage issu des forêts
du Sud de la France. Ils sengagent à mentionner
lessence dominante, la catégorie de séchage
(bois vert, mi-sec ), et le volume en stères de
référence sur la facture ou le bon de livraison.
. Des installateurs agréés Qualibois :
Les entreprises d'installation appelées à mettre en œuvre ces matériels sont invitées à souscrire à une charte spécifique, dite Charte Qualibois. Cette charte comporte 10 engagements de bonne pratique et de qualité du service rendu aux clients.
Des contrôles du respect de la charte sont opérés sur les installations en service. Ces vérifications conditionnent le renouvellement de l'adhésion Qualisol de l'entreprise.
Les installateurs n'ayant pas de référence d'installations d'équipements bois-énergie doivent également suivre une formation spécifique à l'installation de ce matériel.
Les entreprises désirant adhérer à Qualibois doivent s'adresser à l'association professionnelle Qualit'Enr dont voici les coordonnées :
Qualit'EnR - Centre de gestion des appellations Qualisol
Le Forum – 131/135 avenue Jean Jaurès
93305 AUBERVILLIERS CEDEX
TEL : 0826 621 621 (0,15 euros TTC/ min) - FAX : 01 41 61 37 11 - Courriel : info@qualit-enr.org
Pour en savoir plus et notamment trouver l'installateur Qualibois le plus près de chez vous : www.qualibois.org
. Des aides publiques :
Le recours au chauffage domestique au bois (énergie renouvelable) dans les résidences principales peut donner droit à un crédit dimpôt : . Le crédit d'impôt ()
. Site Internet de l'administration fiscale : http://www.impots.gouv.fr
Chaufferies
industrielles et collectives :
Plus
de 1 000 chaufferies industrielles alimentent aujourdhui,
en France, des entreprises, notamment celles de la filière
bois (papeteries, scieries ), permettant de valoriser des sous-produits
locaux de transformation du bois à des conditions tout à
fait compétitives et fournissant de la chaleur (chauffage,
séchage, étuvage ) mais aussi parfois de lélectricité
(cogénération).
En France,
plus de 500 chaufferies collectives au bois assurent le chauffage
en direct ou via des réseaux de chaleur dhôpitaux,
décoles, de quartiers Lapprovisionnement
de ces chaufferies provient en majorité de sous-produit de
transformation du bois, mais aussi de plus en plus de bois dorigine
forestière déchiqueté en plaquettes.
Attention à la bonne adéquation
« chaudière - combustible stockage » !
Le matériel pour les chaufferies industrielles ou urbaines
:
TYPE DE CHAUFFAGE
Rendement
Autonomie
Puissance maximale kW
Chaudière urbaines
> 85%
(stockage)
100 à
1 000
Chaudière à
plaquettes ou
granulés
75 à
90%
(stockage)
1 000 à
5 000
Il est très important de mener une
étude spécifique pour chaque projet(disponibilités locales en approvisionnement, coût
de transport, emplacement de la chaufferie et dimensionnement ).
Limpact environnemental :
Si la filière bois-énergie joue un rôle dans la lutte contre leffet de serre, elle permet également de valoriser les
sous-produits de la filière bois et davoir un impact positif sur les opérations de
gestion de lespace, jusquà présent
souvent dévalorisées (entretien des haies, éclaircies ).
Limpact écologique de la filière bois-énergie
porte sur lémission de gaz brûlés et le
devenir des cendres. A la différence des énergies fossiles,
le bois-énergie ne fait que recycler dans latmosphère
le CO2 absorbé par les forêts. De plus, il német
pas de soufre.
La masse annuelle de CO2 rejeté par la filière bois-énergie
ne représenterait, en Midi-Pyrénées, quenviron
9% de la totalité des émissions.
Des
exemples en Midi-Pyrénées :
Le réseau de chaleur au bois d'Alzen et la chaudière bois du groupe scolaire Cadirac à Foix, en Ariège :
. Etablissement
de 2 500 m2, accueillant 60 personnes. .
Chaudière bois de puissance 370 kW, couvrant 85% des
besoins énergétiques de la maison de retraite
médicalisée (chauffage et eau chaude sanitaire).
Complément fioul de
2 600 l/an. .
Production pour une saison de chauffe normale : 250 MWh
(60 tonnes avec un rendement de 75%). .
Mise en fonctionnement en octobre 1995. .
Combustible bois : sciures et copeaux provenant de Prayssac
(entreprises de 1ère et 2ème transformation du
bois). Silo dalimentation de 70 m3 (autonomie de 3 semaines).
. Investissement (HT) : 114
500 euros pour la chaudière, 67 500 euros détude
et infrastructure . Coût dexploitation
(TTC) : 1 900 euros de combustible bois,
2 750 euros
deau et électricité, 1 500 euros de maintenance,
assurances, et 1 150 euros de provision pour réparation.
. Economie annuelle estimée à 5 300 euros; par rapport au fioul, et 15 240 euros; par rapport à lélectrique.
Le réseau de chaleur de Gramat
(46)
. Communauté de communes regroupant 4 000 habitants, ayant
investi dans un réseau de chaleur au
bois pour assurer le chauffage et la production d eau chaude
sanitaire de 5 établissements publics ( 13 000 m2) :
maison de retraite, collège, école primaire, gendarmerie,
centre de formation dapprentis agricoles.
. Chaudière bois de puissance 950 kW,
couvrant 70% des besoins énergétiques du réseau
(700 ml). Complément par les chaudières initiales (fioul
ou propane). . Production pour une saison
de chauffe normale : 1 420 MWh (1 000 tonnes avec un rendement
de 75%). . Mise en fonctionnement
en novembre 1995. . Combustible bois : sciures, écorces et chutes courtes provenant de 4 scieurs.
Silo dalimentation de 80 m3.
.
Investissement (HT) : 183 000 euros pour la chaudière,
317 000 euros détude et infrastructure. .
Coût dexploitation (TTC) : 11 400 euros de combustible
bois, 2 290 euros deau et électricité,
6 100
euros de maintenance, assurances, et 2 290 euros de provision pour
réparation. . Economie annuelle estimée
à 13 720 euros;.
Autres exemples :
. Le chauffage de logements communaux en Ariège (La Bastide de Sérou) ()
. Le chauffage d'un groupe scolaire en Ariège (à Foix) ()
. Chauffer et rafraîchir des bâtiments à usage professionnel (à Varilhes) ()
. Le chauffage d'un collège (à Seix) ()
. L'utilisation du bois-énergie et de l'énergie solaire dans une habitation ariégeoise (à Esplas de Sérou) ()
. Chaudière automatique au bois déchiqueté à Pamiers ()
. Réseau de chaleur communal au bois de Caillac ()